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La province frontalière du gouvernement d’Erivan : une interface de l’Empire russe au XIXe siècle

Par Léo Marchal,

 

L’Empire russe a annexé au début du XIXe siècle plusieurs territoires du Caucase du Sud, en Arménie, Turquie et Azerbaïdjan actuels. Séparés de Saint-Pétersbourg par presque trois mille kilomètres et par l’imposante chaîne du Caucase, ces marges frontalières avec la Perse et la Turquie ottomane constituent un enjeu stratégique majeur dans la course à l’Orient entre les puissances européennes dans le cadre du « Grand Jeu ». Pour occuper ces nouveaux espaces non russophones, la Russie tsariste doit réaliser des aménagements importants, comme la construction d’une place forte commandant la principale route entre la Russie et la Turquie, Alexandrapol, ou l’établissement d’un réseau ferroviaire facilitant les communications dans la région.

Carte des traités de Gulistan (1813) et de Turkmantchaï (1828). Source : Circle of Ancient Iranian Sudies (CAIS)

Le sort du Caucase du Sud est scellé pour deux siècles à venir le 10 février 1828, dans le petit village de Turkmantchaï, à une centaine de kilomètres au sud-est de Tabriz. Ce jour-là, une délégation perse menée par Abbas-Mirza rencontre le général-adjudant Ivan Fiodorovitch Paskiévitch et son état-major, signant la fin des hostilités de la guerre qui faisait rage depuis deux ans entre les Empires perse et russe[1]. Le traité de Turkmantchaï concède au Tsar de Russie de nouvelles terres sur le plateau arménien, les provinces d’Erivan et de Nakhitchevan et exclut définitivement la Perse des adversaires potentiels de la Russie dans le Caucase. Mais la paix avec celle-ci ne marque pour autant guère la fin des campagnes militaires dans la région : de 1828 à 1829, l’Empire russe entame un conflit armé contre l’Empire ottoman dans le contexte de la guerre d’indépendance grecque, portant les opérations en Arménie ottomane dans les régions de Kars et Erzeroum[2]. Si l’armée russe du Caucase manœuvre avec succès en Anatolie Orientale, son impact est limité sur le conflit dont l’issue se joue principalement dans les Balkans. Le traité d’Andrinople scelle la guerre russo-turque de 1828-1829, rendant à l’Empire Ottoman les provinces conquises de Kars et d’Erzeroum contre une reconnaissance des nouvelles frontières acquises à la Perse par le traité de Turkmantchaï[3].

Paskevitch et Abbas Mirza signent le traité de Turkmantchaï (10 février 1828).

Nouveau maître des khanats d’Erivan et de Nakhitchevan qui deviendront l’oblast arménien, comment l’Empire russe assure-t-il sa souveraineté sur le plateau arménien, carrefour stratégique sur la route de Tiflis ?

Recherche de terrain et sources d’archives

Mon travail de recherche sur l’aménagement par l’Empire russe de ses territoires dans le Caucase du Sud a commencé au printemps 2025 dans le cadre d’un mémoire de recherche sous la direction de Taline Ter Minassian, professeure d’histoire contemporaine à l’INALCO. J’ai réalisé une enquête de terrain en Arménie (uillet 2025), en particulier dans les marz (circonscription administrative) de Lori et de Shirak, dans le Nord du pays. Une étude du territoire m’a permis de suivre la voie ferrée reliant Tiflis à Kars via Alexandrapol (aujourd’hui Gyumri) sur la section Gyumri-Alaverdi. La suite de l’étude s’est poursuivie dans la ville de Gyumri où j’ai identifié dans le bâti urbain les éléments associés à l’époque impériale (1828-1914). Le choix de ces localités s’explique par la place prépondérante qu’elles jouaient dans l’aménagement du territoire par l’administration impériale russe.

De retour en France, j’ai pu comparer les relevés de terrain avec les cartes et archives françaises et russes. Deux types d’archives primaires sont disponibles et utiles pour la réalisation de ce travail ; les archives françaises tout d’abord, font état des recherches et des aménagements réalisés par des Français dans l’Empire russe[4]. Ces rapports sont une riche source de documentation aisément accessible dans les différentes bibliothèques, ou dans les archives ministérielles (travaux publics, instruction publique, guerre, affaires étrangères) ; les sources russes sont aussi accessibles, quoique dans une moindre mesure. La Bibliothèque nationale électronique de Tsarskoe Selo conserve des archives gouvernementales russes qui sont les principales sources de cet article. En revanche, l’inaccessibilité de certains sites internet et l’absence de numérisation de nombreux documents d’archives limitent sévèrement la recherche. Il est moins laborieux de se procurer des sources bibliographiques en russe, en français et en anglais, celles-ci étant plus largement accessibles en ligne dans les différentes bibliothèques universitaires françaises. Le croisement des sources d’archives, bibliographiques et des observations de terrain m’a conduit aux conclusions suivantes.

Alexandrapol, un tremplin militaire sur la route de Kars

L’Arménie acquise par l’Empire des Tsars suite au traité de Turkmantchaï s’étend des limites septentrionales du plateau arménien, près de la place d’Akhalkalaki, dans le gouvernement de Tiflis, aux rives de l’Araxe dans les monts du Zangezour, au Sud. La présence perse s’appuyait autrefois sur des centres urbains répartis le long de la vallée de l’Araxe : on peut citer Erevan, Nakhitchevan, Sardarapat ou Etchmiadzine. Le rattachement de la région à l’Empire russe va poser problème dans la mesure où le Nord du nouvel oblast arménien, le long de la rivière Arpatchaï, n’est occupé par aucun centre urbain important. Le lieu est hautement stratégique pour l’Empire russe : ce vaste espace est une porte d’entrée pour une armée turque désireuse de s’engouffrer dans les montagnes du Lori afin de déboucher sur Elisavetpol ou Tiflis. Il était impératif de combler ce vide par une forteresse qui assurerait l’intervalle entre Akhalkalaki et Erevan, toutes deux intégrées à l’Empire en 1828.

Carte issue d’un Atlas russe du XIXe siècle montrant le site de la forteresse d’Alexandrapol, Saint-Pétersbourg, 1837.

La construction d’Alexandrapol, nommée d’après l’impératrice de Russie Alexandra Fiodorovna[5], commence en 1836, huit ans après la signature des traités de Turkmantchaï et d’Andrinople. La place est divisée en trois parties distinctes : à l’Ouest tout d’abord, la forteresse bastionnée domine le lit de l’Arpatchaï depuis une éminence rocheuse. Elle dispose de six bastions équipés chacun de casemates et de plateformes de tir, où est disposée l’artillerie. Au Nord, la courtine est protégée par une demi-lune et qui assure la défense du glacis, soutenue par une tour d’artillerie autonome à 500 m en avant de la forteresse. Elle est flanquée au Sud par une deuxième tour circulaire ayant pour but d’occuper l’espace, entravant l’accès à l’ouvrage principal. A l’ouest, sur le talus, une caponnière limite tout assaut d’infanterie[6]. Toujours sur le plateau, à l’Est de la citadelle, on distingue la vieille forteresse turque de Gyumri, complètement obsolète face aux techniques de siège du XIXe siècle. On y devine quelques bâtiments, certains à usage agricole, d’autres servant de cantonnement à une partie de la garnison. Enfin, la ville d’Alexandrapol se développe selon un tracé hippodamien : des bâtiments se construisent autour d’une place centrale, et les rues se croisent à la perpendiculaire.

Le rôle premier d’une place comme Alexandrapol n’est pas de soutenir un siège, quoiqu’elle en soit capable, mais plutôt de servir de point d’appui logistique pour une armée en campagne, rôle qu’elle remplira à la perfection dans les guerres qui opposeront les Empires russe et ottoman au cours du XIXe siècle. Sa position stratégique entre Kars et Tiflis fait d’elle un tremplin pour l’armée russe qui peut ainsi facilement se projeter en Anatolie lors d’une campagne estivale, et facilement revenir prendre ses quartiers d’hiver à Alexandrapol sans devoir contourner le massif d’Ararat ou se replier profondément en Géorgie. Contrairement aux puissantes places fortes de ligne de la frontière Est, comme Brest-Litovsk, Kiev ou Novogeorgievsk (Modlin) qui pouvaient abriter des garnisons de dix-mille ou douze-mille hommes, Alexandrapol n’était occupée que par une garnison de deux-mille hommes, reposant principalement sur les effectifs du 3ème bataillon de ligne géorgien[7]. Quoiqu’Alexandrapol soit l’une des principales places du Caucase russe, et deuxième plus puissante de Transcaucasie derrière Kars (à partir de 1878), son importance relative par rapport à d’autres places témoigne de l’activité relative accordée à la frontière du Caucase par Saint-Pétersbourg. Cependant, le rattachement à Alexandrapol du Parc mobile de réserve de la 21ème Brigade d’artillerie, comptabilisant une centaine de pièces d’artillerie de campagne et d’artillerie de siège témoigne de la stratégie offensive de l’armée russe en Anatolie. En dépit de sa faible capacité défensive, la situation géographique de la place, sur la route de Kars et la présence du parc d’artillerie confirme son rôle de tremplin militaire vers l’Anatolie.

http://Россия. Географическое описание Российской Империи по губерниям и областям с географическими картами — Руниверс: Электронная энциклопедия и библиотека

La propulsion des armées russes vers l’Anatolie depuis Alexandrapol lors de la guerre de 1877-1878, ainsi que son utilisation comme base arrière logistique lors de la Première Guerre mondiale prouve le rôle offensif de la ville. Elle ne subira jamais de siège et ne sera prise qu’une fois par les Turcs, sans combat, lors de l’effondrement du front du Caucase à la suite de la révolution bolchevique, en 1918.

De l’Arpatchaï à Chouchi, une frontière logistique

En 1850, le gouvernement d’Erivan abrite près de 5300 hommes répartis dans différentes unités à travers le territoire, assignée chacune à une ville de garnison. Le 3ème bataillon de ligne géorgien, comme vu précédemment, a son cantonnement à Alexandrapol. Les 4ème et 5ème bataillons ont respectivement les leurs à Novo Bayazet et Nakhitchevan, permettant d’assurer une présence militaire russe permanente sur l’ensemble du gouvernement, contrôlant les lieux stratégiques. Ces trois bataillons de lignes assurent une forte présence militaire russe dans le gouvernement d’Erivan. Il est à noter qu’aucune de ces unités n’est stationnée à Erivan, qui n’abrite qu’une petite garnison de 200 hommes et 26 pièces d’artillerie, très loin des 2000 hommes d’Alexandrapol. La raison vient du fait que la ville n’a qu’une faible importance stratégique, protégée au Sud par Nakhitchevan et au Nord par Alexandrapol.

Un camp militaire russe au Caucase. Peinture de S.G.Shukaev (1862).

Il faut concevoir le gouvernement d’Erivan davantage comme une zone tampon visant à servir de marche protégeant les deux secteurs stratégiques de la vice-royauté du Caucase : le pétrole de Bakou, et les cultures coloniales exotiques de Colchide, dans la vallée du Rioni[8]. Le cantonnement du 4ème bataillon de ligne géorgien à Novo Bayazet (Gavar) lui permet de bloquer la route vers Tiflis et Elisavetpol à un ennemi provenant de la vallée de l’Araxe, qu’il remonte le Hrazdan ou franchisse le col de Sélim depuis Sharur. Un cordon militaire tenu par trois régiments de cosaques du Don établis tout le long de frontière, d’Alexandrapol à Chouchi (gouvernement d’Elisavetpol) assure la surveillance de celle-ci : en temps de paix les cosaques étaient principalement chargés de missions de police telles que la répression de la contrebande[7].­

La guerre de Crimée, perdue par la Russie en 1856, mit en lumière le retard russe en matière de logistique et d’industrie vis-à-vis de ses voisins occidentaux ; la guerre russo-turque de 1877-1878 confirma la nécessité du développement du chemin de fer sur les marges de l’Empire à des fins militaires. L’annexion de nouvelles provinces en Transcaucasie a imposé à l’Empire russe des aménagements routiers importants : il fallut refaire la voirie et tracer de nouvelles routes carrossables, permettant à ses armées, et en particulier à son artillerie, de se déplacer rapidement en campagne.

Les travaux commencèrent dès 1881. En 1886, la ligne “stratégique” du chemin de fer transcaspien conçue par le général Annenkov fut achevée[9]. Au sein de l’Empire russe, l’heure était au chemin de fer : en 1889, on remit à l’ordre du jour la création d’un chemin de fer reliant Tiflis à Alexandrapol, Kars, Erivan et Djoulfa. La dernière décennie du XIXe siècle en Russie vit la réalisation du Transsibérien dans un contexte de progrès industriel majeur : en dix ans près de 21 000 kilomètres de chemin de fer furent réalisés à travers le pays. En 1899, la ligne de chemin de fer reliant Tiflis à Kars est officiellement mise en service, suivie de près par la continuation de la voie en direction d’Erivan, jusqu’à Djoulfa (voir la carte du gouvernement d’Erivan en 1913). Les postes et le télégraphe suivirent, permettant une communication directe entre les principaux centres du gouvernement : en 1875, Erivan dispose de deux télégraphes, ouverts douze heures par jour. Alexandrapol n’en a qu’un seul, tout comme Djoulfa. Notons que Dilijan, situé sur un nœud de communication entre les gouvernements d’Elisavetpol, Tiflis et Erivan, dispose de trois postes télégraphiques[10].

Enfin, l’Empire russe disposait dans les provinces du Caucase et de Transcaucasie, entre autres, de quelques milliers de sectateurs, des Russes ethniques déportés et installés vers les marges de l’Empire à la suite d’un schisme avec le rite orthodoxe officiel. Ces sectaires se divisent en trois groupes : les Molokanes, les Dukhobors et les Subbotniks, tous trois ayant une propre pratique du Christianisme. Ces sociétés sectaires sont constituées de communautés agricoles autosuffisantes réparties en foyers de peuplement : dans le gouvernement d’Erivan, les villages sectaires sont implantés au Nord-Ouest du Sevan, ainsi que dans le bassin versant du Pambak, de Karaklis (Vanadzor) à Elisavetpol. Dans le gouvernement de Tiflis, les villages sectaires sont nombreux dans les environs d’Akhalkalaki. L’administration russe s’est grandement reposée sur ces communautés villageoises russes, en particulier durant la guerre de 1877-1878 contre l’Empire Ottoman[11]. Les Molokanes et les Dukhobors, en particulier, servirent de support logistique pour l’armée russe en campagne : d’après Nicholas. B. Breyfogle, avant même le début des hostilités, Alekseï Zubkov, starchina des Dukhobors, envoya « près de 400 chariots avec des conducteurs pour aider au transport de personnels militaires, de biens et d’équipements au plus proche de la frontière. » Durant le conflit, les villageois sectateurs fournirent l’armée russe en nourriture et prirent soin des blessés : lors de la bataille d’Ardahan, ils s’aventurèrent même jusqu’aux lignes de front pour évacuer les soldats blessés vers la zone arrière [11 p. 138]. La présence de communautés rurales russes sur les marches de l’Empire constitue un atout non négligeable aux manœuvres et campagnes militaires.

Le cas de l’oblast arménien, devenu gouvernement d’Erivan en 1840, montre que l’aménagement des marches de l’Empire russe dans le Caucase est d’abord militaire. La fondation de la place d’Alexandrapol quelques années après l’annexion du nouvel oblast témoigne de la volonté de verrouiller la route reliant Tiflis à Erzeroum, tout en permettant à une armée de projeter aisément des campagnes en Arménie ottomane et en Anatolie. Le cantonnement d’un parc d’artillerie d’une centaine de pièces, l’installation du télégraphe et la rénovation des routes sont des aménagements destinés à faciliter une percée russe en direction de Kars, tout en protégeant l’une des principales routes vers Tiflis, Elisavetpol et Bakou. La construction du chemin de fer en Transcaucasie à la fin du XIXème pour doubler les routes carrossables établies lors de l’annexion de ces provinces témoigne de la volonté d’améliorer la capacité de manœuvre d’une armée en campagne. Alexandrapol est officiellement reliée au chemin de fer transcaucasien le 21 juin 1899, quelques décennies après que les échecs et complications subis lors de la guerre de Crimée et de la guerre russo-turque de 1878 aient mis en évidence la nécessité de moderniser la logistique de l’armée impériale. La présence de communautés villageoises russes (Molokanes, Dukhobors, Subbotniks) à proximité des frontières est un atout considérable pour l’Empire, qui peut tabler sur le soutien de populations civiles locales dans ses provinces non-russes en cas de conflit.

Jusqu’à la Première guerre mondiale, les provinces frontalières du Caucase comme le Gouvernement d’Erivan joueront principalement un rôle de pré carré militaire, tenu par un maillage de forteresses (Erivan, Alexandrapol, Kars, Akhalkalaki…), portant l’étendard russe jusqu’au Moyen-Orient, surplombant les vallées du Tigre et de l’Euphrate. S’il paraît clair que les provinces frontalières sont des interfaces militaires pensées pour la guerre à travers la création d’un réseau de places fortes et de voies de communication, il serait également utile de connaitre leur évolution économique après leur intégration à l’Empire russe.

La voie de chemin de fer dans la région de Vanadzor (Arménie), entre Gyumri (Alexandrapol) et Tiflis (Tbilissi) à Vanadzor (Karaklis) aujourd’hui. Photo : Léo Marchal.


Remerciements à Taline Ter Minassian pour sa direction, à Mesdames Mila Despres et Nathalie Humbert ainsi qu’à Juan-Martin Mounier pour leur soutien et leurs conseils.


[1] H. Pasdermajian, Histoire de l’Arménie, Librairie Orientale H. Samuelian, Paris, 1986.

[2] Annie et Jean-Pierre Mahé, Histoire de l’Arménie des origines à nos jours, Paris, Perrin, 2012.

[3] La guerre russo-turque de 1828-1829 se déroule principalement sur le front des Balkans, du bassin du Danube jusqu’à la Thrace. Elle se situe dans un contexte d’éveil des nationalismes à travers l’Europe ayant entraîné des soulèvements populaires,dont la révolution grecque (O. Delorme. La Grèce et les Balkans, Paris, Gallimard Folio histoire, 2013). Une campagne est cependant menée en parallèle dans le Caucase du Sud par Ivan Fiodorovitch Paskiévitch qui écrase les Turcs et s’empare de plusieurs places d’Anatolie Orientale, dont Erzeroum (Antoine Juchereau de Saint Denys, Histoire de l’Empire Ottoman depuis 1892 jusqu’en 1844, Guiraudet & Jouaust, au Comptoir des imprimeurs-unis, Paris, 1844 ).

[4] F. Ardillier-Carras, O. Balabanyan. Arménie Russe, 1909-1914 Aventures scientifiques à l’époque des tsars. Pierre Bonnet, un géologue français en Transcaucasie, Les Ardents Editeurs, 2012.

[5] George A. Bournoutian, Armenia and Imperial Decline: the Yerevan Province, 1900-1914, Routledge, 2018.

[6] Atlas krepostej rossijskoj imperii [Атлас крепостей российской империи­­­­­]. [Atlas édité à Saint-Pétersbourg]. (1837). [Carte] Natsional’naya Elektronnaya Biblioteka. Карты «Атлас крепостей Российской империи» (1837) — смотреть онлайн, скачать бесплатно PDF | НЭБ [000199_000009_005399858]

[7] 1ère section du Département d’Etat-major Général. Voenno-statističeskoe obozrenie Rossijskoj imperii. Erivanskaja gubernija [Военно-статистическое обозрение Российской империи. Эриванская губерния]. Bibliothèque en ligne de Tsarskoe Selo. [Document historique]. [Document édité à Saint-Pétersbourg]. (1855). 1855.-Voenno-statisticheskoe-obozrenie-Rossiyskoy-imperii.-Erivanskaya-guberniya | 83000-Erivanskaya-gub | BookLibrary

Le troisième bataillon de ligne géorgien compte pour la moitié des effectifs en cantonnement à Alexandrapol en 1850 (1026 hommes). Le reste de la garnison repose sur la 7ème batterie légère de la 21ème brigade d’artillerie, la première batterie légère de la Brigade de grenadiers d’artillerie du Caucase, et le 35ème régiment de Cosaques du Don, dont les effectifs sont répartis en escouades de garde autour de la place.

[9] C. Badem, S. Mirzoyan, Постройка железной дороги Тифлис-Александрополь-Карс (1895-1899), 2014. https://www.academia.edu/7068785/Постройка_железной_дороги_Тифлис_Александрополь_Карс_1895_1899_

[10] Kavkazskij kalendar’ [Tekst] na 1877 god [Кавказский календарь [Текст] на 1877 год]. [Texte]. (32ème année). (632 с. разд. паг., 1 портр). 1876. Natsional’naya Elektronnaya Biblioteka. Кавказский календарь Текст на 1877 год (1876) — читать книгу онлайн, скачать бесплатно PDF | НЭБ [000199_000009_003825024]

[11] N.B. Breyfogle, Heretics and Colonizers: forging Russia’s empire in the South Caucasus, Cornell University Press, 2005.


OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Léo Marchal (26 février 2026). La province frontalière du gouvernement d’Erivan : une interface de l’Empire russe au XIXe siècle. RussieInterfaces. Consulté le 15 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/15rom


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